La Seine, pratiques sensibles et populaires à promouvoir

Le groupe de travail concerne celles et ceux qui s’intéressent aux pratiques sensibles et populaires de la Seine dans une optique respectueuse de l’environnement et des atouts fondamentaux qu’apportent les voies d’eau dans les territoires urbanisés qu’ils traversent.

 

Proposition de texte fondateur du GDT4

Il s’agit à la fois de valoriser le temps long du fleuve, de répondre au désir de nature et d’eau, de paysages apaisés et de bien-être pour toutes et tous, mais aussi d’encourager les modes informels d’appropriation du fleuve, les interventions alternatives et les regards subversifs qui contestent la légitimité du fleuve aux seulsacteurs économiques (aménageurs, promoteurs…) ou acteurs institutionnelles (VNF HAROPA), par une valorisation des dynamiques culturelles (immatérielles, mémorielles, imaginaires…) et un encouragement aux pratiques qui les portent. 

Face aux menaces de « bétonisation »[1]du fleuve, et de ses abords immédiats le propos est d’ouvrir à toutes et tous un espace de réflexion, et d’expérimentation, interrogeant les mécanismes d’appropriation citoyenne de l’espace public, cherchant à en identifier les ressorts, spécifiquement à travers les pratiques sensibles et populaires du fleuve telles qu’elles sont à l’œuvre, ou telles qu’on peut les concevoir.

 

Parce qu’inclusive des territoires de banlieue et de leur énergie créatrice, la métropole est l’échelle pertinente de cette démarche.

 

Activités et objectifs à moyen terme (2019-2020- 2021 ) de l’atelier :

Les participants à l’atelier contribueront à :

 

1/ Une recension exhaustive de l’existant en matière d’initiatives festives, culturelles et de loisirs (nautiques, temporelles ou pérennes) organisées en relation avec la Seine et le patrimoine fluvial,

2/ S’adresser à l’ensemble des collectivités locales riveraines de la Seine et EPTs et aux acteurs institutionnels (notamment Paris, MGP, Région),  afin d’engager des actions résolues dans les champs culturels et de loisirs pour construire cette identité, et dans ce cadre :

Proposer une liste d’actions et d’initiatives qui pourraient être prises afin de :

  • ancrer l’identité du Grand Paris dans un regard partagé et renouvelé sur le fleuve, 

  • valoriser le patrimoine naturel et symbolique des berges métropolitaines,

  • susciter desprogrammations culturelles et scientifiques engagées du point de vue artistique, sportif, social et environnemental, accessibles à toutes et à tous, diffusées à l’échelle du territoire métropolitain, 

  • inviterà la découverte ou à la redécouverte des espaces métropolitains, à partir de la Seine et de ses affluents, promenades urbaines desbords de Seine,

  • occuper des lieux, les friches, les délaissés de l’eau…

 

3/ Proposer à terme un document - charte, manifeste ?, commune aux acteurs.trice.s et usager.e.s, affirmant/démontrant que l’appropriation collective des espaces publics liés à l’eau est la (ou une des) condition(s) nécessaire(s) à la réussite d’une adhésion citoyenne à la construction d’une identité métropolitaine.